04/05/2010 - Saint Martin – Colmar - L’Alsace

Mise à jour le : 19/08/2010 - 21:07



Une cantate contemporaine à la collégiale

Deux chorales, un ténor soliste et un organiste étaient réunis vendredi soir à la collégiale Saint-Martin pour interpréter la cantate « L’espérance de Job », création d’un compositeur alsacien.
Si l’expression « pauvre comme Job » est connue, son origine, les livres de l’Ancien testament, l’est peut-être moins. Les nombreux auditeurs présents pour cette première audition colmarienne en ont été informés par Mme Meyer, la vice-présidente du Chœur des Rives de la Thur, qui introduisait cette soirée. Bien entendu, l’audition de la cantate reprenait ce récit et les interprètes ont su en montrer toute la situation dramatique, retraçant toutes les étapes de la vie de celui qui, après avoir tout perdu, hormis la vie et l’espoir en Dieu, se voit récompensé par la restitution de ses biens.
 
Le concert de vendredi était la cinquième interprétation de la cantate composée par Bernard Lienhardt, sur un livret d’Anne Basc. La création, avec les mêmes exécutants, à savoir La Manécanterie de filles de Saint-Jean de Colmar et le Chœur des Rives de la Thur de Thann que dirige Pascale Parayre avec le ténor de l’Opéra du Rhin, Christian Lorentz et l’organiste Benoît Parayre, avait eu lieu à Sélestat le 19 mars. Puis ont suivi Guebwiller, Thann et Bennwihr.
 
À entendre la perfection des voix, l’alternance entre les soli du ténor et le chœur des anges, au travers des douces et jeunes voix féminines qui, à l’unisson ou à deux voix, intercèdent auprès du Créateur en relayant la douleur de Job, sans oublier les quatre voix mixtes plus matures des adultes, on ne s’étonne pas du succès rencontré lors des premiers concerts.
 

Une prestation rodée

 
Cette perfection est le résultat du travail acharné mené par les deux ensembles (de 15 à 20 répétitions, plus 3 en commun), totalisant une soixantaine de choristes. Ne reste qu’à souhaiter que cette cinquième représentation ne soit pas la dernière prévue à l’heure actuelle, pour que le compositeur et son œuvre soient plus joués que ne l’est « Clamavit » écrit par Thérèse Brenet en 1966, sur le même thème, et qui, malgré un succès mondial après avoir représenté la France à la Tribune des Compositeurs de l’Unesco, n’a jamais été donnée sur le sol français.
 
Jean-Louis Lichtenauer
 

 


04/05/2010 - Saint Martin – Colmar - L’Alsace