04/06/2010 – Sélestat - L’Alsace

Mise à jour le : 19/08/2010 - 21:05



Chant’Alsace

 Une ouverture de festival tonique et vivifiante

 
 Une centaine d’enfants et de jeunes ont ouvert le festival Chant’Alsace, avant-hier à l’église Notre-Dame de la paix à Sélestat.
 
« C’est une originalité d’associer les voix d’enfants », remarque Éric Noyer, chef invité, « elle permet de vivre une expérience hors de l’habitude ».
Jean-Claude Gomez, président du mouvement A Cœur Joie et Marie-Hélène Suply, directrice musicale du mouvement, ont accueilli le public réuni dans l’église pour l’ouverture de ce premier festival choral organisé par A Cœur Joie.

 

De toute la région, La pré-manécanterie de l’école Saint-Jean de Colmar, dirigée par Benoît Kiry, la chorale de l’école de musique de Sélestat dirigée par Marie-Kikou Guichaoua, le chœur de la Providence de Strasbourg dirigé par Odile Barreault, la chanterie A Cœur Joie de Molsheim-Rosheim dirigée par Marie Mirbach et Anne-Catherine Salomon, les petits chanteurs de Schiltigheim dirigés par Odile Barreault ont interprété chacune un chant de leur répertoire. Les voix étaient toniques et synchronisées, justes et veloutées, mignonnes et spontanées.
 
Éric Noyer a réuni ensuite toutes ces chorales pour une suite de sketches musicaux.
« Ce n’est pas vraiment un opéra, je dirais plutôt du théâtre ou une cantate, explique le compositeur, le chœur joue les personnages de manière typique et caricaturale, notamment en changeant le timbre de la voix, en mimant et en grimaçant, en tapant des mains et des pieds ».
Des voix homogènes
Le pari du compositeur et directeur était parfaitement réussi, à en juger les réactions des nombreux parents, des élus et des auditeurs qui avaient rempli l’église Notre-Dame de la Paix.
Une connivence et une homogénéité qui était le fruit de nombreuses et longues répétitions avec les chefs et les enfants.
 
Après le départ en croisière, le voyage à Rio, puis le voyage chinois, la cocotte a les chocottes était un petit clin d’œil loufoque du compositeur.
 
Le compositeur a ensuite repris le canon Gaudeamus hodie avec le public, ravi par tant de fraîcheur, de tonicité et de spontanéité.
 
Jean-Jacques Simler