Mise à jour le : 12/09/2010 - 20:47
« Nous étions au fond de l’horreur »
Six gerbes ont été déposées au pied de la plaque des Martyrs de la résistance, dont une par Gilbert Meyer, maire de Colmar, et Raphaëlle Gerst, maire junior.
Une cérémonie s’est déroulée hier matin à Colmar pour le 65 e anniversaire de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.
Officiels, représentants des anciens combattants et des familles de déportés ou encore simples badauds : il y avait foule, hier matin, aux abords de la plaque des Martyrs de la Résistance à Colmar, pour la cérémonie du 65e anniversaire de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.
Deux élèves du collège Saint-André ont commencé par lire le message commun des associations de déportés. Par ce texte, les associations ont notamment voulu « saluer et encourager toutes les initiatives qui vont dans le sens d’un monde de tolérance, de paix, d’amitié et de solidarité entre les hommes et les peuples ». Deux témoignages de soldats ayant participé à la libération des survivants des camps de concentration ont ensuite été lus. Dans l’un, le soldat américain n’a pas trouvé de mots plus forts pour décrire ce qu’il voyait : « Nous étions au fond de l’horreur ». Après le chant des Marais interprété par la manécanterie des filles de l’institut Saint-Jean, six gerbes ont été déposées au pied de la plaque : par le préfet du Haut-Rhin ; par le député-maire de Houssen ; par la vice-présidente du conseil général ; par le maire de Colmar et la maire junior ; par le représentant de la fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes et un fils de déporté et enfin par le président de l’Omspac (également fils de déporté), une représentante de l’Unadif et le président du consistoire israélite du Haut-Rhin (également parent de déporté). Après la sonnerie « Aux morts », la manécanterie a chanté la Marseillaise.
T.M.
Photo Thierry Martel